Série présence attentive

Dans cette série de 4 articles sera explorée la notion de présence attentive (aussi appelée pleine conscience ou mindfulness). Plus précisément, ces articles présenteront : 1) une définition de cette notion, 2) son utilité et ses bienfaits en général et 3) lorsqu’appliqués à l’alimentation, ainsi que 4) des ressources pour en apprendre davantage sur le sujet.

La présence attentive, la solution à nos maux de société ?

Après avoir expliqué en quoi consiste la présence attentive, il est pertinent de circonscrire davantage pour quelles problématiques celle-ci peut être considérée, afin d’en faire un usage avisé.

Dans notre société occidentale contemporaine, nous sommes constamment poussés vers la performance et la surstimulation. Plusieurs tendances démontrent que la consommation de substances ainsi que plusieurs troubles de santé mentale (anxiété, dépression, épuisement professionnel, etc.) sont à la hausse depuis quelques années, et ce, particulièrement dans les milieux urbains. La raison derrière tout cela est bien simple : nous avons tous besoin de repos et de quiétude pour bien fonctionner, et nos modes de vie actuels ne laissent pas toujours une place suffisante pour cela. Pratiquer la présence attentive semble donc efficace pour mettre sur pause le rythme effréné auquel nous nous sentons parfois contraints de fonctionner.

 


En effet, la présence attentive a démontré des retombées positives pour traiter divers troubles liés au stress et à l’anxiété, à la dépression, aux difficultés relationnelles, aux douleurs chroniques, à la toxicomanie ou autres dépendances, à l’insomnie, etc.

Cette pratique semble toute indiquée pour améliorer notre bien-être général, de même que certains troubles physiques ou psychologiques en particulier.

 
 
Cependant, il est important de garder en tête que quoique la présence attentive soit de plus en plus étudiée, recommandée et appliquée, elle doit être pratiquée de manière avertie.

En effet, certaines personnes ayant vécu du stress ou des traumas importants pourraient avoir de la difficulté à intégrer la présence attentive à leur vie sans avoir fait un travail préliminaire pour faire la paix avec leur passé.
 
L’une des explications derrière cela est qu’une des façons d’apprendre à fonctionner dans son quotidien en dépit de grosses épreuves rencontrées au cours de la vie serait d’éviter d’être conscient de ses expériences internes et externes rencontrées d’un moment à un autre.

Faire preuve de présence attentive, qui consiste précisément à être alerte face à toutes les expériences rencontrées dans le moment présent, peut donc momentanément accentuer la détresse ressentie à l’égard de ces expériences du passé.

 En conclusion, la présence attentive semble une pratique clé dans le mieux-être individuel, relationnel et social à l’heure actuelle, à condition d’être bien outillée et encadrée pour l’adopter.

Eliane Dussault